Alpine A110 #52 ‣1971

24 heures du Mans 1971 - Alpine A110 #52 - Pilotes : Joseph Bourdon / Maurice Nusbaumer - non qualifié

24 heures du Mans 1971 - Alpine A110 #52 - Pilotes : Joseph Bourdon / Maurice Nusbaumer - non qualifié

L'Alpine A110 n°52 des 24 heures du Mans 1971

Après son exploit de 1968 avec une Alpine A110, le duo Bourdon / Nusbaumer avait finalement renoncé à l'édition 1969 des 24 heures du Mans. En 1970, Bourdon avait partagé le volant d'une Chevrolet Corvette avec Jean-Claude Aubriet. Deux ans après la dernière participation de l'usine Alpine au Mans, les "monstres" Sport 5 litres (Porsche 917 et Ferrari 512) ont pris possession du circuit. Dans ce contexte, le retour d'une A110 engagée par l’Écurie Léopard paraît quelque peu anachronique.

En 1971, les "Léopards" récidivent avec une berlinette frappée du N°52. Jean-Luc Thérier épaule Maurice Nusbaumer aux 3 heures du Mans, nouvelle épreuve disputée en complément des essais préliminaires. Ils se classent à une honorable 9ème place, au milieu des Porsche 911. Retenu par les reconnaissances de la Coupe des Alpes, Thérier laissera sa place pour la course à Bourdon. L’Écurie Léopard est l'une des vedettes du pesage puisqu'elle engage la plus grosse cylindrée (la Corvette d'Aubriet / Rouget numéro 1) et la plus petite (l'A110 1600 S numéro 52 de Bourdon / Nusbaumer). Engagée en Groupe 4 (Grand Tourisme Spéciale), cette dernière est une voiture neuve équipée d'un 1 596 cm3 Gordini à bloc aluminium de 155 ch, accouplé à une boîte 5 à couple long. Elle sera pesée à 777 kg, ce qui semble élevé pour une berlinette.

Hélas, la berlinette ne parviendra pas à se qualifier, en dépit des efforts conjugués de Bourdon et d'Aubriet, qui tenta de "tirer" l'Alpine avec sa Corvette. A l'issue des 24 heures, Joseph Bourdon raconta son aventure à Alain Marie, alors jeune membre de l’Écurie Léopard : "La Corvette était plus rapide en vitesse de pointe et je me faisais aspirer dans la ligne droite. Comme la Corvette freinait moins bien que l'Alpine, Aubriet se déportait sur le côté, je le dépassais à fond sur ma lancée pendant qu'il entamait son freinage mais malgré cela, je n'ai pas réussi à me qualifier". Avec une petite pointe d'amertume, il ajouta : "Je suis allé voir le départ à Mulsanne. Quand j'ai vu arriver les Sport 5 litres en premier, un moment après les Protos 3 litres, ensuite les grosses GT et encore un peu plus tard les petites GT, je me suis dit : avais-je ma place dans cette galère ?".

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En effet, s'il y avait une année où il ne faisait pas bon mettre une berlinette dans les Hunaudières, c'était bien en 1971, année où les Porsche 917 longue queue battirent tous les records. De 220 à 380 km/h en pointe, il y avait effectivement une sacrée différence et on comprend qu'avec un temps de 4'40"6 (contre 3'13"9 à la pôle de Rodriguez), nos intrépides "alpinistes" se soient trouvés partagés entre la déception et le soulagement. Il manquait cinq bonnes secondes pour respecter la loi des 140% nouvellement instaurée et basée sur les trois meilleurs temps des essais. Pourtant, la mission n'était pas impossible quand on sait que Thérier avait tourné en 4'28" au mois d'avril, sur une voiture plus ancienne. Selon Nusbaumer, le moteur neuf n'aurait pas eu le temps de se débrider. Ce fut la dernière tentative d'une berlinette aux 24 heures.

L'Alpine A110 SRT 01.3001.E1

Alpine A110 SRT

Alpine A110 SRT

L'Alpine SRT est la première reproduction sérieuse au 1/32ème de la célèbre berlinette pour le slot racing. Jouef au 1/40ème et Polistil au 1/32ème ont inscrit ce modèle à leurs catalogues dans les années soixante dix, mais depuis, l'offre au 1/32ème était restée vierge jusqu'en 1999. Le moulage de la voiture en résine est très fidèle et les proportions sont très justes. La finition est bonne avec des accessoires rapportés en photo-découpe comme les essuies glaces. La peinture finement appliquée donne à ce modèle un grand réalisme digne des modèles statiques.

Alpine A110 SRT 01.3001.E1

Alpine A110 SRT 01.3001.E1

Pour réaliser la version des 24 heures du Mans 1971, il suffit d'appliquer les décalcomanies fournies par Le Mans Decals et d'ajouter un rétroviseur sur la porte avant gauche. L'Alpine est plus à l'aise dans une vitrine que sur la piste où le poids plume et le faible empattement rendent la voiture délicate à piloter. Avec de bons pneus et une préparation adaptée, il est possible de rouler correctement avec cette très belle reproduction.

Alpine Berlinette A 110

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