Alpine A210 #55 ‣1968

24 heures du Mans 1968 - Alpine A210 #55 - Pilotes : Jean-Claude Andruet / Jean-Pierre Nicolas - 14ème

24 heures du Mans 1968 - Alpine A210 #55 - Pilotes : Jean-Claude Andruet / Jean-Pierre Nicolas - 14ème

L'Alpine A210 n°55 des 24 heures du Mans 1968

Après un abandon dans l'édition 1967, L'Alpine A210 n° 1725 de Jean-Claude Andruet et Jean-Pierre Nicolas termine brillamment ces 24 heures du Mans 1968 à la première place du classement à l'indice de performance. Elle utilise un moteur de 1 005 cm3, mais contrairement à une idée répandue, cette petite cylindrée ne garantit pas nécessairement un avantage pour cet indice, et cela est tellement vrai que l'Alfa Roméo 2 litres n°39 de Giunti/Galli se maintint longtemps en bonne position pour le gagner.

Lorsque la pluie tomba, les pilotes de la frèle Alpine très agile sur la piste glissante saisissent leur chance en se battant farouchement pour prendre la tête.De la 7ème place à l'indice vers minuit, Andruet et Nicolas malgré une touchette à l'avant droit sans conséquences, conduisent avec une telle fougue, qu'ils se retrouvent au second rang vers quatre heures du matin. En fin de nuit ils dépassent définitivement l'Alfa Roméo n°39 qui terminera à la seconde place de l'indice avec un score de 1,175 contre 1,197 pour l'Alpine.

Au classement général, l'Alpine termine à la quatorzième position à la moyenne de 152,971 km/h après avoir parcouru 3 658,800 km. Pas mal pour un moteur d'à peine plus d'un litre de cylindrée.

L'Alpine A210 Scalextric C13

En 1962, Scalextric créé une petite usine de production à Calais dans le nord de la France. Initialement prévu pour l'assemblage des modèles de la maison mère, l'atelier produit des modèles d'emblée différents, à tel point que les pièces ne sont pas interchangeables entre les voitures françaises et anglaises.

En 1968 naissent les deux premiers moules originaux, la Matra Jet référence C12 et l'Alpine Renault C13 (respectivement C2 et C1 pour l'Angleterre). Seul le moteur RX et la tête du pilote restent communs avec les cousines britanniques, toutes les autres pièces sont spécifiques aux modèles français. Le guide en forme de lame, expérimenté par l'usine de Calais va bientôt s'imposer sur l'ensemble des gammes Scalextric.

Alpine A210 - Scalextric C13

Alpine A210 - Scalextric C13

Le moulage de la voiture dans un plastique robuste est fidèle. Il subsiste néanmoins quelques défauts importants tels que le pare-brise qui remonte beaucoup trop haut et les extrémités des ailerons arrières qui sont arrondis et non pas anguleux (certainement pour ne pas blesser les trop jeunes pilotes).

Le gros moteur RX implanté au centre équilibre parfaitement la voiture mais ne charge pas assez le train arrière pour assurer une bonne motricité. Un lest en métal a été installé dès l'origine au dessus de l'axe arrière, pour compenser ce défaut. Malheureusement il a aussi pour effet de relever le centre de gravité. Compte tenu également de l'étroitesse des voies, la voiture a donc tendance à passer sur le toit si on aborde les virages un peu trop vite. Après quelques tours de circuit pour apprivoiser les vitesses de passage, la grande souplesse du moteur RX rend la voiture très facile et agréable à piloter.

Une autre reproduction ...

Alpine A210 n°55 Top Slot Le Mans 1966

Alpine A210 n°55 Top Slot Le Mans 1966

Top Slot produit des voitures en résine montées avec une très belle finition, sur un châssis plastique MRRC équipé d'un moteur Mabuchi. L'Alpine A210 référence TopSlot 5008 est bien évidemment beaucoup plus réaliste que l'ancien modèle de Scalextric. On retrouve un avant bien allongé, des ailerons aux angles vifs, des élargisseurs de roues arrières et un pare-brise moins haut.

Alpine A210 châssis n° 1725